ceramic brussels 2026
la céramique contemporaine à son apogée
Photo ci-dessus : Réjean Peytavin © Geoffrey Fistch, Courtesy La peau de l’ours
Les temps forts de cette édition 2026
Photo ci-dessus : Janis Löhrer © Fékix Contzen, Courtesy Galerie Jardin
Nouvelle édition, nouvelle confirmation : ceramic brussels s’impose plus que jamais comme la foire internationale incontournable dédiée à la céramique contemporaine. À Tour & Taxis, nous avons, une nouvelle fois, découvert un panorama remarquable venu du monde entier, entre expérimentation plastique, virtuosité technique et réflexion sociétale.
Parmi les temps forts de cette édition, impossible de ne pas saluer la présentation solo de Janis Löhrer, proposée par la Galerie Judith Andreae (DE). Ses sculptures de douches communes, d’un réalisme absolument bluffant, interrogent avec justesse les notions d’intimité, de regard et d’identité. Entre vulnérabilité et espace collectif, l’artiste brouille les frontières du privé et du public avec une maîtrise formelle saisissante. Une proposition forte, cohérente et courageuse, qui mérite amplement le prix du meilleur stand 2026.
La foire regorgeait par ailleurs de pièces remarquables, confirmant la richesse et la diversité du médium céramique aujourd’hui.
- Chez Osnova (ES), Arina Antonova présentait des sculptures circulaires colorées, inspirées de bracelets en plastique, oscillant entre culture populaire et abstraction contemporaine.
- À la Galerie du Don (FR), les œuvres de l’artiste finlandais Pekka Paikkari impressionnaient par leurs émaux saturés d’oxyde de fer, véritables bouteilles minérales questionnant notre rapport au temps et à l’érosion.
- Peach Corner (DK) mettait en lumière le travail très architectural de Karen Bennicke, dont les sculptures murales composées de larges bandes rectilignes dialoguaient subtilement avec l’espace.
- Chez La peau de l’ours (BE), les vases en grès de Réjean Peytavin, recouverts de petits cylindres émaillés décoratifs, séduisaient par leur accumulation, leur précision et leur sensualité tactile.
- La Han Collection (UK) présentait les panneaux muraux carrés en raku de Yang Hyeong-seok, mêlant rigueur géométrique et spontanéité du feu.
- À la Galleria Anna Marra (IT), la jeune artiste aux racines tanzaniennes, Dana Zvulun, proposait des sculptures en argile noire aux courbes fluides inspirées des cellules de l’épiderme.
- Enfin, à The Delville Collection (BE & THA), une pièce de Hori Hichiro à l’émail blanc craquelé crémeux offrait un moment de pure contemplation, entre fragilité, lumière et silence.
Avec cette édition 2026, ceramic brussels confirme la place centrale de cette matière oscillant entre fonctionnalité et expression artistique. Dans le paysage de l’art contemporain, elle témoigne des progrès techniques à la croisée de la sculpture, du design et de la recherche plastique.
Une foire exigeante, inspirante et résolument tournée vers l’avenir.
Gilles VAILLE
ceramic brussels – Entrée 20 € – Prochaine édition du 20 au 24 janvier 2027- www.ceramic.brussels/fr