Biennale de lyon art contemporain
passer d'un rêve à l'autre
18e édition de la Biennale
Photo ci-dessus : Kaylene Whiskey, Flying Over Indulkana, 2022. Acrylic on digital print on rag paper. 91 × 156 cm / 102 × 166 cm (framed). Image courtesy of the artist and Roslyn Oxley9 Gallery, Sydney. Photo: David Suvasa.
On en sait davantage sur le contenu de la 18e Biennale de Lyon, art contemporain. Le commissariat de la Biennale a été confié à Catherine Nicols et son thème permettra de « Passer d’un rêve à l’autre »
Une durée raccourcie
Cet évènement qui a attiré 2,7 millions de visiteurs en 2024 (dont 300 000 pour les visites intra-muros) voit sa durée raccourcie. « Nous souhaitons faire des propositions fortes dans le cadre d’un budget contraint et offrir des conditions optimales d’accueil car certains espaces (du site des Grandes Locos à Oullins) ne peuvent pas être chauffés » a indiqué Cécile Bourgeat, la directrice générale.
Pas de lien donc à établir, pour l’instant, avec le changement de couleur politique de l’exécutif de la Métropole de Lyon, partenaire public de l’évènement, où la nouvelle présidente, Véronique Sarselli (LR) a remplacé en mars l’écologiste Bruno Bernard. « La Métropole nous soutient et nous aide cette année sur un lieu d’accueil spécifique chauffé (dans les Grands Locos justement) » a poursuivi la responsable. Elle se veut très optimiste sur la poursuite des discussions concernant la perspective de ce site (une friche géante d’anciens ateliers de la SNCF).
Catherine Nicols, commissaire
Écrivaine et historienne de l’art d’origine australienne, Catherine Nicols vit à Berlin. Isabelle Bertolotti, directrice artistique de la Biennale, avait apprécié son travail sur la biennale européenne Manifesta 14 Prishtina déployée sur 25 sites en 2022 (Kosovo). « La particularité de la Biennale de Lyon est son ancrage sur le territoire. Il faut prendre en compte l’histoire, la géographie, l’économie locale et développer un récit en collaboration avec les groupes impliqués ».
Catherine Nicols a choisi d’orienter son propos sur la notion d’économie, celle au sens énoncé par l’artiste et économiste français Fluxus, Robert Filliou : une économie poétique qui mêle l’art à la vie. Et le point de départ de cette édition intitulée « Passer d’un rêve à l’autre » est incarné par les traboules. « Architecture seuil du rêve », elles sont associées au travail, à l’industrie, aux révoltes ouvrières et à la résistance face à l’occupation allemande. À noter que parmi les artistes internationaux invités, un large panel proviendra d’Australie et de Nouvelle Zélande, une scène artistique riche et encore trop peu connue.
Le musée des tissus ouvert
Comme pour chaque édition, la Biennale se déroulera dans une dizaine de sites dont le Musée d’art contemporain (Lyon 6e) et -c’est nouveau- le musée des Tissus et des Arts Décoratifs de la rue de la Charité (Lyon 2e). Fermé depuis avril 2021 pour travaux, il rouvrira exceptionnellement ses portes à l’occasion de cette manifestation.
Isabelle BRIONE
Biennale de Lyon – du 19 septembre au 13 décembre 2026. Journées professionnelles les 17 et 18 septembre 2026. labiennaledelyon.com