Les nuits de fouvière - le livre

au cœur du festival

UN FESTIVAL ICONIQUE

Photo ci-dessus :  Carlo Brandt, L’Orestre – Georges Lavaudan – 2019 © Quentin Lafont

Les Nuits de Fourvière est un festival de musique devenu au fil de ses 80 ans d’existence, un événement iconique. Des chanteurs ou des groupes eux aussi iconiques, se sont succédé sur la scène : David Bowie, Brian Ferry, Nile Rodgers & Chic, Sting, Elton John, Keith Jarrett, Marianne Faithfull, Jane Birkin et ses filles, Charlotte Gainsbourg et Lou Doillon, Vanessa Paradis, la liste est longue et non exhaustive. Au fil du temps, sont invités des compagnies de danse : Mourad Merzouki, les inénarrables Ballets du Trocadéro, Angelin. Preljocaj, etc., des concerts de musique classique, du théâtre et même du cirque et de la magie. Aujourd’hui, les Nuits de Fourvière racontent le monde et la société contemporaine (voir notre article sur le concert de Massive Attack.) 

Un lancé de coussins devenu tradition

Tout à sa ferveur, le public se fait une joie du traditionnel lancé de coussins qui clôture le spectacle et prouve la satisfaction et l’admiration du public.  Il est fabriqué en 4.400 exemplaires de différentes couleurs au fil des éditions. Petit mais costaud, le coussin gracieusement prêté aux festivaliers le temps d’une soirée – et régulièrement éparpillé façon giboulée – est devenu lui aussi, une icône internationale.  Personne ne sait comment ce phénomène est apparu et s’est fait tradition ?

Une fois le public parti, que se passe-t-il ?

Implanter un festival sur un site classé monument historique demande une rigueur et une efficacité jamais démenties au fil des ans. En effet, le montage et démontage du site sont deux moments forts de la vie du festival. Tout spectacle exige une infrastructure ou des moyens spécifiques. Pour cela, on peut compter sur la précision des fiches techniques travaillées durant l’hiver. On peut aussi compter sur l’efficacité des régisseurs, machinistes, électriciens, habilleurs, etc. Tous les jours, il faut débarrasser le plancher au sens propre. Puis, il faut monter le nouveau décor et gérer la lumière pour chaque concert. Le grand théâtre ressemble durant le festival, alors à un gigantesque studio de cinéma. C’est Hollywood ou Cinecitta sur Rhône.

Il faut que les loges soient prêtes à temps et que les désidératas des artistes soient pris en compte même si cela parfois s’apparente à des caprices. 

Tout et encore plus est écrit dans cet excellent ouvrage. Il faut souligner l’importance de l’iconographie et de la qualité des photos de ce livre. En effet, on y trouve 300  documents d’archives et photographies authentiques témoins de 80 ans d’histoire du Festival.

L’Académie des Nuits

Lancée en 2019, l’Académie de Nuits offre chaque année à deux groupes de 15 élèves de collège du réseau d’éducation prioritaire, une opportunité formidable de s’immerger durant quatre jours et quatre nuits au cœur des Nuits de Fourvière. Logés à l’internat du lycée de Saint-Just voisin, les élèves ont des journées bien remplies : ateliers de pratique artistique, rencontre avec les équipes, visite des lieux culturels partenaires, réalisation d’interviews pour le podcast Ados de Nuits conclues par le spectacle du soir. Nul doute que cette parenthèse enchantée sera gravée à jamais dans leur mémoire et qui sait pourrait déclencher des vocations ?

Une bien belle action méconnue du grand public, et un beau livre très instructif

C.C

Les Nuits de Fourvière  – de Vincent Théval – Éditions de La Martinière – 192 pages -32 € –editionsdelamartiniere.fr

 Photo ci-dessus :  Les Nuits de Fourvière © Les éditions de La Martinière

Photo ci-dessus : Hôtel Eloize © Paul Bourdrel.

 Photo ci-dessus : Folia © Paul Bourdrel-

 Photo ci-dessus : Les Nuits de Fourvière © Les éditions de La Martinière