RENCONTRES DE LA PHOTOGRAPHIE - ARLES - 2
Le paradis en DIX étapes
47 EXPOSITIONS EN 28 LIEUX
Photo ci-dessus : Lisa Oppenheim, Madamm Steichen Version VIII, 2025, Dye Transfer – Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de Tanya Bonakdar Gallery, New York / Los Angeles.
Les 57e rencontres de la photographie d’Arles invitent à regarder le monde avec plus d’intensité jusqu’au 4 octobre 2026. Avec 47 expositions accueillies dans 28 lieux. Ses récits sont ancrés dans différents territoires notamment l’Afrique, dont le Ghana qui a inspiré l’affiche, suite et fin.
6- Christian Lacroix, dessins et collection
Revoici l’enfant du pays, dessinateur couturier et collectionneur de photographies. Sa sélection d’œuvres ponctue le riche parcours permanent du musée Réattu. Ses « dessins, gribouillages et graffitis » témoignent d’un style enlevé, d’une création foisonnante…et d’un talent précoce comme cette sélection réalisée à l’école maternelle de son quartier, Trinquetaille. Un enchantement ! (Lire par ailleurs).
>Musée Réattu. Fermé le lundi.
7- R comme regarder
Dans la foulée, faites un tour à l’exposition du rez-de-chaussée. Elle explore le livre photo jeunesse, depuis son essor dans les années 1930 jusqu’à aujourd’hui, et pointe notamment l’émergence de méthodes pédagogiques axées sur l’image. Et il y a, là, une pépite avec les saynètes amusantes de William Wegman. Depuis les années 70, ce photographe américain octogénaire s’illustre avec des mises en scène, dans lesquelles des chiens, des braques de Weimar, jouent le premier rôle. Réjouissant !
>Espace Van Gogh.
8- Sammy Baloji, « Paysage Prisme »
Sammy Baloji rappelle la grande histoire et des micro-histoires : celles de sa famille au Congo. Au cœur de l’exposition se trouve l’Hôtel Impala à Kolwezi (qui appartenait à son grand-oncle, réquisitionné durant les conflits qui ont secoué le Katanga) jusqu’à la bataille dans cette ville minière en 1978, année de sa naissance. Avec des récits autobiographiques et des archives, comme ce reportage de Paris Match, il confronte les points de vue. Intéressant !
> Eglise des Trinitaires.
9- Lisa Oppenheim : Edward Steichen en technicolor
L’artiste américaine, Lisa Oppenheim redonne vie à un iris aujourd’hui disparu baptisé « Monsieur Steichen », créé en 1910 par le botaniste Fernand Denis. Elle croise un procédé utilisé par Edward Steichen (1879-1973) lui-même lors de ses expérimentations dans les années 1930-1940 (Dye Transfer) et l’intelligence artificielle.
Pour en savoir davantage sur ce pionnier du pictorialisme, photographe de mode et portraitiste d’origine luxembourgeoise, il suffit de se déplacer dans l’exposition voisine où se déploie sa fascination et son observation patiente de la nature. Enthousiasmant !
>A la Mécanique générale, Luma.
10- Modèle animal : 200 ans de photographie
Une idée d’exposition originale : révéler comment en deux siècles, la photographie a façonné notre regard sur les animaux. Au fil d’œuvres anonymes ou iconiques, le parcours multiplie les regards : anatomique, admiratif, affectif, éthique, imaginatif…. Nos chouchous : cette concentration de visuels de pochettes de disques (de Sylvie Vartan et son chat à Kate Bush avec son otarie), le crocodile d’Helmut Newton, la lionne de Jean Paul Goude, ou cet Escar… Go de Blommers & Schumm. Amusant !
>A la Mécanique générale, Luma.
Isabelle BRIONE
Rencontres de la photographie
Rencontres de la photographie d’Arles 2026 – jusqu’au 4 octobre. Tarif : 35 euros forfait journée. 42 euros le pass sur toute la durée du festival. Réduit pour les 18/25 ans : 33 euros. Gratuit pour les – 18 ans et les Arlésiens. Plus d’infos : rencontres-arles.com/fr